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pièces

Bleu blanc vert

Ce texte est une commande du metteur en scène Kheireddine Lardjam, pour la compagnie franco-algérienne El Ajouad. C'est une adaptation du roman éponyme de Maïssa Bey (éditions de l'Aube, 2006).

 

Alger. 1962. Juste après l’indépendance, Ali s’installe dans un immeuble vacant avec ses parents et son frère. Lilas est déjà là depuis quelques mois avec sa mère et ses trois frères, son père a été tué pendant la guerre de libération. Quelques années plus tard, à peine sortis de l’adolescence, Ali et Lilas vont se rencontrer, tomber amoureux l’un de l’autre et se marier.

Après l’espoir suscité par l’indépendance, les difficultés vont se faire de plus en plus pressantes, à la fois dans le couple, dans l’immeuble et en Algérie. À l’image du pays qui part à vau-l’eau, de l’immeuble qui se détériore, leur couple, dans une société déchirée entre modernité et traditions, commence aussi à battre de l’aile. Pourtant, ce couple « moderne » - il est avocat, elle est psychologue - tente bien de bouger la place traditionnelle de l’homme et de la femme.

Au cœur d’un immeuble d’un quartier populaire, dans l’intimité d’un couple, l’histoire de l’Algérie jusqu’en juin 1992 et l’assassinat du président Boudiaf, appelé au pouvoir après l’annulation des élections de décembre 1991 qui avaient vu la victoire du FIS (Front Islamique de Salut), racontée par un homme et une femme épris de liberté.

2 personnages (1 femme, 1 homme), 24 pages.

Création par Kheireddine Lardjam, compagnie El Ajouad, à Valence, Comédie de Valence, Centre Dramatique National, festival Temps de paroles, le 19 mai 2009.